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=== La fin === Vers la fin de sa vie, Frédéric glisse vers la misanthropie. À celle des hommes, il préfère la compagnie de ses lévriers qu'il appelle ses « marquises de Pompadour » en référence enjouée à Madame de Pompadour, favorite du roi Louis XV. Il n'en jouit pas moins d'une sympathie de la part du peuple qui l'appelle affectueusement der alte Fritz, « le vieux Fritz ». Sa santé se dégrade petit à petit. Il garde cependant son extraordinaire capacité de travail jusqu'à la fin. Il meurt le 17 août 1786, âgé de 74 ans, assis à sa table de travail dans son palais. Son testament, écrit en 1757, précise :
Sources : fr.wikipedia.org
Im übrigen will ich, was meine Person anbetrifft, in Sanssouci beigesetzt werden, ohne Prunk, ohne Pomp und bei Nacht…« À part cela, en ce qui concerne ma personne, je désire être enterré à Sanssouci sans splendeur, sans pompe et de nuit… » Son successeur, cependant, ordonne qu'on l'enterre auprès de son père dans l'Église de la garnison de Potsdam. Durant la Seconde Guerre mondiale, les tombes royales sont transférées dans un bunker, en lieu sûr. En 1945, l'US Army les place dans la chapelle de l'université protestante de Marbourg d'où elles sont ensuite sorties pour retrouver le berceau de la dynastie, le château de Hohenzollern, non loin de Stuttgart. Après la réunification allemande, le corps de Frédéric-Guillaume est déposé dans le Kaiser Friedrich Mausoleum de l'église de la Paix, située dans le jardin Marly du parc de Sans-Souci. Un débat s'élève en revanche en ce qui concerne le sort de celui de Frédéric II, ce roi de Prusse si peu pacifique et dont la mémoire a été exploitée à des fins de propagande tant par le Troisième Reich que par la RDA. En 1991, pour le 205e anniversaire de sa mort, et en dépit de nombreuses protestations, le cercueil de Frédéric est exposé sur un catafalque dans la cour d'honneur du palais de Sans-Souci, recouvert d'un drapeau des Hohenzollern et escorté par une garde d'honneur de la Bundeswehr. Après la tombée du jour, le corps est déposé, selon ses dernières volontés, près de ses lévriers, sur la terrasse du vignoble du château de Sans-Souci, sans splendeur, sans pompe et de nuit.
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Frédéric II a passé son règne à unifier un royaume morcelé. Il est parvenu à asseoir la Prusse à la table des cinq grandes puissances européennes du XVIIIe siècle (France, Grande-Bretagne, Autriche, Russie et Prusse). Contrairement à nombre de ses pairs, il ne se considère pas comme un monarque de droit divin, mais comme un serviteur de l'État et, pour lui, la couronne n'est qu'un « chapeau qui laisse passer la pluie ». Aux brocarts en vogue à Versailles, il préfère la simplicité de l'uniforme et aucun de ses portraits ne le représente en grand apparat, mais, le plus souvent, en soldat. Ses guerres incessantes contre l'Autriche affaiblissent le Saint-Empire des Habsbourg. S'il peut être contestable de faire de lui le précurseur de l’unité allemande et des idées d'Otto von Bismarck, il est juste d'affirmer qu'il a rendu difficile, voire impossible, qu'elle se fasse sous le sceptre impérial et catholique-romain des Habsbourg. La rivalité Autriche-Prusse trouvera son dénouement à Sadowa. Et c'est finalement autour de la Prusse et non de l'Autriche que se fera l'unité allemande.
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Napoléon, alors empereur des Français, après ses victoires d'Iéna et d'Auerstaedt, en 1806, séjourna au château de Sans-Souci, et témoigna de son admiration pour Frédéric II en emportant jusqu'à Sainte-Hélène la montre du roi. Le 18 octobre 1806, il se rendit également sur le lieu de la bataille de Rossbach remportée par Frédéric II le 5 novembre 1757. Le 24 octobre 1806, alors au château de Sans-Souci, il déclara à propos de Frédéric II : « son génie, son esprit et ses vœux étaient avec la nation qu'il a tant estimée [la France] et dont il disait que, s'il en était roi, il ne se tirerait point un coup de canon en Europe sans sa permission ». En faisant son entrée à Berlin, après sa victoire contre l'armée prussienne, il montre publiquement son admiration pour le roi en se découvrant devant sa statue. Napoléon, de plus, admirait beaucoup Voltaire, proche de Frédéric II, qu'il préférait à Rousseau pour lequel il avait eu pourtant une grande admiration dans sa jeunesse. Alors en campagne contre les Russes en Pologne, le 21 avril 1807, l'Empereur écrivit à Cambacérès (ministre auquel il laissait le soin d'organiser l'administration quand il était absent pour cause de campagnes militaires) : « je pense qu'il est convenable de ne pas tarder plus longtemps à remettre aux Invalides l'épée et les décorations de Frédéric ». Napoléon projetait donc de rendre un hommage national français au roi de Prusse, en remettant certains de ses objets dans un lieu emblématique de la capitale.
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